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Ménopause : les sages-femmes pourraient bientôt prescrire le traitement hormonal

La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a saisi la Haute Autorité de santé pour étudier la possibilité de confier aux sages-femmes la prescription du traitement hormonal de la ménopause. L’annonce a été faite le 15 octobre 2026, en clôture des premières Assises de la ménopause à Paris, à trois jours de la Journée mondiale consacrée à cette étape de la vie.

En bref
  • La HAS doit dire dans quelles conditions les sages-femmes pourraient prescrire le traitement hormonal de la ménopause (THM).
  • Son avis est attendu au premier trimestre 2027.
  • Une consultation longue dédiée à la ménopause doit être négociée avec les sages-femmes.
  • Santé publique France lancera une campagne d’information en janvier 2027.

Que s’est-il passé lors des Assises de la ménopause ? #

Les premières Assises de la ménopause se sont tenues le 15 octobre à Paris, organisées par les ministères chargés de la Santé, du Travail et des Solidarités, et de l’Égalité entre les femmes et les hommes. Elles concrétisent une partie des préconisations de la mission parlementaire que Stéphanie Rist avait menée lorsqu’elle était députée, et dont le rapport avait été remis en avril 2025.

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La mesure la plus commentée concerne le rôle des sages-femmes. Selon le compte rendu publié par Vidal, la ministre a demandé à la HAS d’examiner les conditions et les garanties dans lesquelles elles pourraient prescrire le THM, en précisant qu’elle ne préjugeait pas de l’avis, qui devra s’appuyer sur les données scientifiques.

Pourquoi confier ce rôle aux sages-femmes ? #

L’argument avancé est celui de l’accès aux soins. Le nombre de gynécologues médicaux est faible et inégalement réparti sur le territoire : dans certains départements, obtenir un rendez-vous pour parler de bouffées de chaleur, de troubles du sommeil ou de sécheresse intime relève du parcours d’obstacles.

Les sages-femmes assurent déjà des consultations gynécologiques à la périménopause et à la ménopause. Leur permettre d’aller jusqu’à la prescription d’un traitement hormonal éviterait, pour une partie des femmes, un second rendez-vous chez un médecin.

Le débat n’est pas tranché #

La proposition ne fait pas l’unanimité. Lors des échanges rapportés par Vidal, la présidente du conseil scientifique de l’association Agir pour le cœur des femmes a estimé que la première prescription devait rester réservée aux médecins généralistes et aux gynécologues. Le traitement hormonal suppose en effet d’évaluer au préalable les antécédents personnels et familiaux de chaque patiente.

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Le président du Conseil national de l’ordre des sages-femmes s’est dit prêt, tout en insistant sur la gradation des soins et le travail entre professions. C’est précisément cet équilibre que la HAS devra définir : qui prescrit en premier, qui renouvelle, et dans quels cas orienter vers un médecin.

Combien de femmes prennent un traitement hormonal ? #

Le THM reste peu utilisé en France. D’après des données du groupement d’intérêt scientifique Epi-Phare citées par Vidal, 496 245 femmes en prenaient un, soit 2,5 % des femmes de plus de 40 ans et 4,4 % de celles âgées de 45 à 60 ans.

Le manque d’information est l’un des freins identifiés par la mission parlementaire. Le traitement n’est d’ailleurs pas la seule réponse : hygiène de vie, activité physique, sommeil et traitements locaux non hormonaux font aussi partie de la prise en charge.

Les autres mesures annoncées #

Les Assises ont débouché sur un ensemble de mesures, détaillées par Pourquoi Docteur. Le rendez-vous « Mon bilan prévention » proposé autour de 45 à 50 ans sera renforcé, pour aborder les facteurs de risque liés à la ménopause : alimentation, activité physique, alcool, tabac, stress.

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Une consultation longue consacrée à la ménopause reste au programme. Les négociations avec les médecins n’ont pas abouti au printemps ; celles avec les sages-femmes doivent s’ouvrir dans les prochaines semaines. Depuis septembre 2026, les kinésithérapeutes peuvent par ailleurs prescrire certains traitements locaux non hormonaux.

Côté information, un espace dédié est en ligne sur Santé.fr, et Santé publique France diffusera à partir de janvier 2027 une campagne de dix vidéos courtes. La HAS doit également publier en 2027 de nouvelles recommandations sur la prise en charge globale de la ménopause.

Ce que cela change pour vous aujourd’hui #

Pour l’instant, rien ne change dans les règles de prescription : il faudra attendre l’avis de la HAS, puis un éventuel texte réglementaire. En attendant, une sage-femme peut déjà vous recevoir pour faire le point sur vos symptômes, vous conseiller et vous orienter.

Si les bouffées de chaleur, les réveils nocturnes ou les douleurs articulaires pèsent sur votre quotidien, n’attendez pas que la situation devienne insupportable pour en parler. Notez vos symptômes, leur fréquence et leur retentissement : ce simple carnet facilite beaucoup la consultation, quel que soit le professionnel consulté.

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Questions fréquentes #

Une sage-femme peut-elle déjà prescrire un traitement hormonal de la ménopause ?

Non, pas à ce jour. La ministre a demandé à la HAS d’étudier cette possibilité ; son avis est attendu au premier trimestre 2027.

Quand la consultation longue ménopause sera-t-elle disponible ?

Aucune date n’est fixée. Elle dépend des négociations entre l’Assurance maladie et les professionnels, qui doivent reprendre avec les sages-femmes.

Où trouver une information fiable sur la ménopause ?

Un espace dédié a été ouvert sur Santé.fr, le site public d’information en santé. Votre médecin traitant ou une sage-femme restent les interlocuteurs de référence.

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